
Les invités de gauche à droite : Me Hervé DIAKIESE, Mme Barbara Ambrose-Wibmer, M. François de Sales BADO. Ph. Cifdha
Thème : « La Cour pénale internationale : entre impératifs de justice et nécessité de paix »
A l’occasion des universités d’été sur les droits humains qui se sont tenues à Ouagadougou du 25 au 30 juillet 2011 sur la thématique « Impunité et justice pénale internationale », le Centre d’Information et de Formation en matière des Droits Humains en Afrique ( CIFDHA) a organisé le mercredi 27 juillet 2011 à la Fondation 2iE le Café droits de l’homme sur le thème « la Cour pénale internationale : entre impératifs de justice et nécessité de paix ». Le Café droits de l’homme se veut un cadre de dialogue des cultures et de partage d’expériences en matière de militantisme en faveur des droits de l’homme.
Avec Me Hervé DIAKIESE, avocat congolais à la Cour pénale internationale (CPI), Mme Barbara Ambrose-Wibmer, chargée de la question de l’impunité et du Nigéria au Bureau régional du Haut commissariat aux droits de l’homme basé à Dakar, M. François de Sales BADO, président de la Commission épiscopale justice et paix, et des journalistes, les trente participant(e)s à la deuxième session des universités d’été ont échangé sur l’action de la CPI, et des impacts de celle-ci sur les initiatives de recherche de paix.
Si pour certains l’action de la CPI semble se focalisée sur le continent africain et peut apparaître ainsi comme un instrument des « puissants » contre les « faibles », d’autres constatent que c’est sur le même continent que continuent d’être commis des crimes graves en toute impunité. De l’avis de Me DIAKIESE, la CPI n’intervient qu’à titre complémentaire dans la répression des crimes internationaux ; la responsabilité première incombe aux États, qu’ils soient africains ou occidentaux, du fait de la nécessité de protection de tous ceux qui vivent sur leur ressort territorial et de leurs engagements internationaux qui leur confère compétence universelle dans certains cas.

Journalistes et participants s'expriment lors du Café. Ph. Cifdha
A la question de savoir si l’action de la CPI, qui a pour objectif de rendre justice, peut entraver les initiatives de recherche de paix (lois d’amnistie, commissions vérité et réconciliation…), les invités ont, de façon concordante, indiqué que la paix ne peut se bâtir sur le socle de l’impunité et de l’injustice. De l’avis de M. BADO, « la réconciliation commande avant tout que justice soit rendue… ».
TRAORE Ali
Coordonnateur général du CIFDHA